Le télétravail révélateur du mal-être au travail

Ce n’était évidemment pas le but recherché par l’enquête sur le télétravail, réalisée début juin, et à la-quelle 327 salariés ont répondu (dont 60% appartiennent à la rédaction et un quart sont des « mana-gers ») : ces résultats, en soulignant la perception majoritairement positive que les salariés ont du télétra-vail, révèlent aussi, en creux, les difficultés et le mal-être qu’ils éprouvent sur leur site de travail au sein de l’entreprise. La direction entendait se doter d’arguments en vue de la négociation qui doit reprendre le 25 septembre en vue d’un accord sur le sujet.

Télétravail : l’incompréhensible blocage de la direction

Renforcer le recours au télétravail pour alléger l’inconfort ressenti au port généralisé du masque, toute la journée sur le lieu de travail. Ce serait une mesure à adopter d’urgence, ne serait-ce que provisoirement. Refus obstiné de la direction, du moins pour l’instant.
Les élus ont été interpellés par de nombreux salariés du siège et des rédactions extérieures, de-puis la rentrée placée sous le signe du port du masque général et obligatoire. Ils ne comprennent pas pourquoi on leur impose d’être présents sur site, 4 jours sur 5, alors qu’ils travailleraient dans de bien meilleures conditions à domicile. Comme l’a démontré l’expérience récente de télétravail. En outre, soulignent certains, le fait d’être tous présents dans des open spaces accroît les risques de transmission du virus. Sont fréquemment évoqués : les problèmes de gêne respiratoire, de maux de tête, d’inconfort, d’anxiété, de concentration et, bien souvent, de perte d’efficacité. Sans parler des réunions Teams qui se tiennent entre collègues de bureau masqués. Pas idéal pour le « collectif » si cher à la direction.

« La création de valeur n’est pas au rendez-vous »

Après le cabinet Syndex, pour le compte du CSE Ouest-France en juin, c’était au tour du cabinet d’expertise comptable Secafi, mandaté par le comité de groupe, de rendre compte de ses travaux. Cela fut fait le 8 juillet, lors de la réunion semestrielle de ce comité, qui regroupe des élu.e.s des entreprises « dominées » par Sipa et la direction de cette holding (MM. Echelard, Fuchs, Ménard, directeur financier, et Mme Lévrier, « DRH groupe »).

Que retenir des quatre heures de réunion ? Sur la base des résultats économiques des différentes entreprises, Secafi relève « la situation financière saine » du groupe, avec un endettement mesuré et une trésorerie (96,5 millions d’euros fin 2019) en légère baisse par rapport à 2018. « Le groupe a des ressources pour affronter les effets financiers de la crise sanitaire », poursuit Secafi. Lire la suite sur le document ci-dessous.

Précarité : toujours plus

Voilà des mois que le SNJ réclame à la direction la liste des effectifs à la rédaction, par service et par rédaction (SR et localiers, sportifs). Ainsi que de la liste des postes vacants (avec le détail SR, localiers, sportifs). Depuis la mise en place du CSE et de la commission rédaction, les autres commissions dont celle de suivi des effectifs à la rédaction sont caduques et c’est en commission rédaction que cette question doit être évoquée.

Evaluation des journalistes : une inquiétante « revue de compétences »

Un nouveau et mystérieux mode d’évaluation des journalistes – qui s’appliquerait à l’ensemble des catégories de personnel – est très discrètement en cours d’élaboration entre la DRH et les directeurs départementaux. Il consiste à passer en revue chaque année, dans chaque département, chaque journaliste (en l’absence de l’intéressé) dont le travail est scruté à la loupe selon plusieurs critères dits « objectifs » (7 ou 8 ?) aboutissant à un classement selon plusieurs catégories (lesquelles ?). Tout cela étant matérialisé sur un tableau Excel. « Mystérieux », disons-nous, car vos délégués ont voulu en savoir plus à deux reprises en réunion de CSE et que les réponses sont à chaque fois très floues, imprécises, fuyantes, voire dilatoires. Lire la suite dans le document ci-dessous.