Evaluation des journalistes : une inquiétante « revue de compétences »

Un nouveau et mystérieux mode d’évaluation des journalistes – qui s’appliquerait à l’ensemble des catégories de personnel – est très discrètement en cours d’élaboration entre la DRH et les directeurs départementaux. Il consiste à passer en revue chaque année, dans chaque département, chaque journaliste (en l’absence de l’intéressé) dont le travail est scruté à la loupe selon plusieurs critères dits « objectifs » (7 ou 8 ?) aboutissant à un classement selon plusieurs catégories (lesquelles ?). Tout cela étant matérialisé sur un tableau Excel. « Mystérieux », disons-nous, car vos délégués ont voulu en savoir plus à deux reprises en réunion de CSE et que les réponses sont à chaque fois très floues, imprécises, fuyantes, voire dilatoires. Lire la suite dans le document ci-dessous.

Le télétravail en marche… arrière

Alors que les salariés reviennent progressivement en présentiel dans les services et les rédac-tions, la direction d’Ouest-France donne un coup de frein brutal à la pratique du télétravail. Lors de la réunion extraordinaire du CSE consacrée au déconfinement, le 25 juin, elle a annoncé qu’elle donnerait, la semaine prochaine, des consignes aux responsables hiérarchiques pour que de nouvelles règles s’appliquent : à partir de juillet, un salarié pourra bénéficier d’un jour de télétravail pour cinq jours travaillés. Les élus du SNJ ont clairement répondu que c’était trop peu. Cette décision est moins favorable au télétravail que l’accord qui avait été discuté début 2020 : celui-ci pré-voyait la possibilité de télétravailler un jour par semaine, quel que soit le nombre de jours travaillés.

Eidos aux sports : le saut dans l’inconnu

C’est fait, les sportifs sont passés à Eidos. Ceux des départements ont été formés seulement à Swing, ceux du siège à Swing et Prime à raison de trois sessions d’une semaine en juin. « Cette organisation, c’est la conséquence de la crise sanitaire, martèle la REC. Le projet initial était que les sportifs soient tous formés à Prime en mars et avril pour pouvoir aussi monter les pages dans les départements. On n’a pas pu, on s’est adapté. »

Liberté d’informer : la direction d’Ouest-France doit s’exprimer

Une pétition, à l’initiative d’un collectif breton (https://framaforms.org/journalistes-pour-la-liberte-dinformer-sur-lagroalimentaire-en-bretagne-1589998587) et une tribune publiée dans un quotidien national (https://www.liberation.fr/debats/2020/05/08/defendons-la-liberte-d-informer-sur-le-secteur-agro-alimentaire_1787668), ont rassemblé, ces dernières semaines, plusieurs centaines de signatures récla-mant « la liberté d’informer sur l’industrie agro-alimentaire en Bretagne ». De nombreux médias, régionaux et nationaux, en ont fait l’écho. Des élus ont également réagi publiquement.

Situation économique : c’est moins pire que prévu…

Le cabinet Syndex, qui accompagne le CE (et désormais le CSE) d’Ouest-France depuis des années, a rendu, ce jeudi, son rapport annuel sur la situation économique et financière de l’entreprise, en ces temps de pandémie et de déconfinement. Alors, c’est grave, docteur ? Eh bien, moins qu’on aurait pu le craindre, comme en attestent ces extraits de la synthèse du rapport. « Le sous-groupe Ouest-France reste peu endetté (29 % d’emprunts/ressources propres), même si l’endettement a augmenté de façon significative en 2020 pour financer la construction du bâtiment Additi (lire la suite dans le document ci-dessous).

Contenus : la REC veut garder le cap

« Les lecteurs ont tellement aimé ce journal que nous avons entièrement chamboulé pendant la crise, qu’on ne peut plus revenir en arrière », assure la Rédaction en chef (REC). Stop à la dictature de l’agenda et des conférences de presse ! Gardons l’initiative et le lecteur en point de mire. Voilà son message… (lire la suite dans le document ci-joint).

Distanciation : l’informatique sécurise ses bureaux, la rédaction ses toilettes…

C’est la fin du chômage partiel pour la rédaction, dès le 8 juin, mais aussi du télétravail, « progressivement ». Mais comment la distanciation physique va-t-elle pouvoir se faire dans les bureaux si certains ne sont pas condamnés ? Ce vendredi, les élus n’ont pas obtenu de réponse claire à cette question pourtant essentielle pour assurer le retour des salariés dans les différents espaces de travail, dans des conditions sanitaires satisfaisantes. Ils ont déjà pu observer que les rédacteurs sont attachés à leur poste de travail personnel et auront du mal à y renoncer d’eux-mêmes (la suite dans le document ci-dessous).