« La création de valeur n’est pas au rendez-vous »

Après le cabinet Syndex, pour le compte du CSE Ouest-France en juin, c’était au tour du cabinet d’expertise comptable Secafi, mandaté par le comité de groupe, de rendre compte de ses travaux. Cela fut fait le 8 juillet, lors de la réunion semestrielle de ce comité, qui regroupe des élu.e.s des entreprises « dominées » par Sipa et la direction de cette holding (MM. Echelard, Fuchs, Ménard, directeur financier, et Mme Lévrier, « DRH groupe »).

Que retenir des quatre heures de réunion ? Sur la base des résultats économiques des différentes entreprises, Secafi relève « la situation financière saine » du groupe, avec un endettement mesuré et une trésorerie (96,5 millions d’euros fin 2019) en légère baisse par rapport à 2018. « Le groupe a des ressources pour affronter les effets financiers de la crise sanitaire », poursuit Secafi. Lire la suite sur le document ci-dessous.

Précarité : toujours plus

Voilà des mois que le SNJ réclame à la direction la liste des effectifs à la rédaction, par service et par rédaction (SR et localiers, sportifs). Ainsi que de la liste des postes vacants (avec le détail SR, localiers, sportifs). Depuis la mise en place du CSE et de la commission rédaction, les autres commissions dont celle de suivi des effectifs à la rédaction sont caduques et c’est en commission rédaction que cette question doit être évoquée.

Evaluation des journalistes : une inquiétante « revue de compétences »

Un nouveau et mystérieux mode d’évaluation des journalistes – qui s’appliquerait à l’ensemble des catégories de personnel – est très discrètement en cours d’élaboration entre la DRH et les directeurs départementaux. Il consiste à passer en revue chaque année, dans chaque département, chaque journaliste (en l’absence de l’intéressé) dont le travail est scruté à la loupe selon plusieurs critères dits « objectifs » (7 ou 8 ?) aboutissant à un classement selon plusieurs catégories (lesquelles ?). Tout cela étant matérialisé sur un tableau Excel. « Mystérieux », disons-nous, car vos délégués ont voulu en savoir plus à deux reprises en réunion de CSE et que les réponses sont à chaque fois très floues, imprécises, fuyantes, voire dilatoires. Lire la suite dans le document ci-dessous.

Le télétravail en marche… arrière

Alors que les salariés reviennent progressivement en présentiel dans les services et les rédac-tions, la direction d’Ouest-France donne un coup de frein brutal à la pratique du télétravail. Lors de la réunion extraordinaire du CSE consacrée au déconfinement, le 25 juin, elle a annoncé qu’elle donnerait, la semaine prochaine, des consignes aux responsables hiérarchiques pour que de nouvelles règles s’appliquent : à partir de juillet, un salarié pourra bénéficier d’un jour de télétravail pour cinq jours travaillés. Les élus du SNJ ont clairement répondu que c’était trop peu. Cette décision est moins favorable au télétravail que l’accord qui avait été discuté début 2020 : celui-ci pré-voyait la possibilité de télétravailler un jour par semaine, quel que soit le nombre de jours travaillés.

Eidos aux sports : le saut dans l’inconnu

C’est fait, les sportifs sont passés à Eidos. Ceux des départements ont été formés seulement à Swing, ceux du siège à Swing et Prime à raison de trois sessions d’une semaine en juin. « Cette organisation, c’est la conséquence de la crise sanitaire, martèle la REC. Le projet initial était que les sportifs soient tous formés à Prime en mars et avril pour pouvoir aussi monter les pages dans les départements. On n’a pas pu, on s’est adapté. »

Liberté d’informer : la direction d’Ouest-France doit s’exprimer

Une pétition, à l’initiative d’un collectif breton (https://framaforms.org/journalistes-pour-la-liberte-dinformer-sur-lagroalimentaire-en-bretagne-1589998587) et une tribune publiée dans un quotidien national (https://www.liberation.fr/debats/2020/05/08/defendons-la-liberte-d-informer-sur-le-secteur-agro-alimentaire_1787668), ont rassemblé, ces dernières semaines, plusieurs centaines de signatures récla-mant « la liberté d’informer sur l’industrie agro-alimentaire en Bretagne ». De nombreux médias, régionaux et nationaux, en ont fait l’écho. Des élus ont également réagi publiquement.