Le blog du SNJ Ouest-France

Indépendance : quelle indépendance ?

Alors que le président du directoire affirme, dans le Rapport RSE 2022, la volonté des dirigeants du groupe Sipa-Ouest France « de se rapprocher des meilleures pratiques de gouvernance » et place l’indépendance du titre comme un « principe vital », une question se pose : qu’est-ce qui garantit que les représentants de l’actionnaire unique sauront se garder d’intervenir sur le contenu du journal ? Question d’une actualité brûlante : trois jours avant le deuxième tour de l’élection présidentielle, l’un des membres de l’ASPDH (Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste) a signé un commentaire, à la une, donnant son point de vue sur les deux candidats en lice. Analyse mitigée qui était bien différente de la position tranchée, formulée le lendemain, au même endroit, par le directeur de la publication et le rédacteur en chef. (SUITE SUR LE DOCUMENT CI-DESSOUS).

Le SNJ condamne l’agression d’un photojournaliste près de Nantes

Dimanche 8 mai, un photoreporter nantais d’Ouest-France a été agressé alors qu’il exerçait sa mission d’informer. De retour de Paris où il avait couvert la finale de la Coupe de France, il a été contacté par sa hiérarchie pour se rendre sur les lieux d’un accident de car, sur l’autoroute Paris-Nantes. À cet instant, il ignorait qu’il s’agissait du groupe de rap PNL.

https://snj.fr/article/le-snj-condamne-l%E2%80%99agression-d%E2%80%99un-photojournaliste-pr%C3%A8s-de-nantes-1364288002

NAO 2022 : dialogue social ou dialogue de sourds ?

Le rituel de la négociation annuelle obligatoire (NAO) pourrait avoir un côté comique si les enjeux ne se comptaient pas en millions d’euros sur le compte de résultats de l’entreprise et en fins de mois difficiles pour nombre de salariés. Lundi 9 mai, pour répondre aux demandes d’augmentations salariales des représentants des salariés, la direction générale a ressorti sa batterie d’arguments, bien élimés après des décennies d’usage. Papier, encre, carburant : tout augmente, l’avenir est incertain, « on ne peut pas donner l’argent qu’on n’a pas ». Situation qualifiée « d’historique » malheureusement aggravée par l’incapacité de la direction à concrétiser ses prévisions ambitieuses de relance du journal papier, dont la diffusion continue de baisser. Conclusion sans surprise : il n’y aura pas de rattrapage des salaires.

(Lire la suite sur le document ci-dessous.)

Harcèlement sexuel et agissements sexistes : il y a urgence

« Il y a un vrai retard dans l’entreprise sur la question du harcèlement et des agissements sexistes. » Ce n’est pas le SNJ qui le dit, mais le médecin du travail, interrogé sur ce sujet lors de la réunion du CSE d’avril. Avec l’assistante sociale et le service de santé au travail, ils tirent la sonnette d’alarme : « On a des situations qui étaient supportées auparavant et qui ne le sont plus, aujourd’hui. On le constate dans les appels qu’on reçoit. » Les personnes qui se sentent victimes de ces agissements n’osent pas s’exprimer. Et ne souhaitent pas que le service de santé au travail intervienne, de peur d’être pénalisées dans leur carrière. (Lire la suite sur le document ci-dessous).

Plus efficace, moins stressant :
le télétravail a fait ses preuves

Gains de temps de transport, meilleure concentration, gain d’efficacité, souplesse d’organi-sation, meilleur équilibre vie professionnelle-vie personnelle, moins de stress : voilà les princi-paux avantages que les salariés mettent en avant dans l’enquête menée par la DRH sur le télétravail. Ils ont été 718 à répondre au questionnaire en ligne. Parmi eux, 101 disent ne pas pratiquer le télétravail en donnant pour premier motif : « Le mode d’organisation ne convient pas. » Sur l’ensemble des réponses, peu d’inconvénients sont soulevés. Le seul qui est large-ment évoqué est « la perte de convivialité ».

LA SUITE SUR LE DOCUMENT CI-DESSOUS :

Guerre en Ukraine : les journalistes pigistes en première ligne

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février, les signatures de pigistes et correspondants à l’étranger se multiplient dans Ouest-France. Ce sont essentiellement des journalistes rémunérés à la pige qui couvrent cette actualité dans la zone de conflit, en territoire ukrainien, en lien avec le service Monde. Rappelons que la rédaction en chef a supprimé, il y a quelques années, le service de grand reportage. [lire la suite sur le pdf]