Le blog du SNJ Ouest-France

« Pages journalistes » : Google rédacteur en chef

Les projets « page journaliste » et newsletters locales récemment avancés par la direction ont pour caractéristique commune de proposer d’utiliser la photo des consœurs et confrères à des fins de marketing. C’est un cap inédit. Jusqu’à présent, la présentation de l’effigie des journalistes sur les supports print et web était limitée à un certain nombre de cas : l’arrivée dans une nouvelle rédaction, la participation à un débat public ou à l’animation d’une émission de télé ou l’interview de l’un ou l’une d’entre nous.

(lire la suite sur le compte rendu des réunions du CSE et de la commission rédaction de janvier 2022, ci-dessous)

Risques psychosociaux : un constat très alarmant

« Sentiment d’intensification du travail », lequel est « très fortement percuté par les transformations ». « Nécessité de s’adapter plus rapidement. » « Temps de travail qui s’étire. » « Grande difficulté à se déconnecter. » « Le salarié a l’impression d’être noyé, de perdre pied, d’être sursollicité en permanence, de travailler dans l’urgence, et d’avoir du mal à prendre du recul. » Ce n’est pas le SNJ qui le dit, mais le cabinet Pennec, dans le cadre de son enquête diligentée par la direction aiguillonnée par les représentants du personnel, sur les risques psychosociaux dans l’entreprise (1). Il en ressort un constat accablant, qui ne nous surprend pas, car cela fait des années que nous dénonçons ces dérives. Or, c’est bel et bien une obligation légale de l’employeur de protéger la santé physique et mentale des salariés.

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5e vague de Covid : la direction se décharge sur ses « managers »

Alors que la cinquième vague est en train de s’installer, la direction semble décidée à s’en tenir au minimum en matière de prévention. Sur les lieux de travail, la seule règle qui s’applique désormais c’est « au moins 4 mètres carrés par personne ». La direction refuse de revenir au principe de 50 % de télétravail qui avait le mérite d’être clair.

Les responsables hiérarchiques sont donc priés de sortir leurs mètres ruban et de s’assurer que chacun dispose de ses 4 m2. Dans le cas contraire, il n’y aura pas d’autre solution que de recourir au télétravail. « On renvoie aux managers l’appréciation des mesures à mettre en œuvre », a expliqué François Greffier, le nouveau DRH. C’est faire peser une lourde responsabilité sur les « managers », avons-nous souligné. En espérant que ces derniers ne se retrouveront pas avec des clusters à gérer…

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Trois DRH en deux ans : il est grand temps de retrouver de la stabilité

C’est à la tête d’un service rudement éprouvé qu’est nommé François Greffier, DRH des Journaux de Loire et désormais, parallèlement, nouveau DRH d’Ouest-France où il sera présent quatre jours par semaine, pour assurer « l’intérim au moins jusqu’à l’été ». M. Greffier était présent, jeudi matin, à une réunion extraordinaire du CSE consacrée à ce sujet. Il succède à Christine Jehanin, qui a officiellement quitté l’entreprise mardi, après un arrêt de travail. Elle avait pris ses fonctions à la rentrée 2020.

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Infolocale : on n’est jamais si bien servi que par soi-même

« On veut aller chercher une info qui, pour partie, nous échappe. » La direction met un coup d’accélérateur sur Infolocale en proposant aux associations, clubs, compagnies, de rédiger eux-mêmes leurs articles. On n’est jamais si bien servi que par soi-même ! Certes, ils le faisaient déjà sous forme d’annonce d’événements ou de présentation de leurs activités. Cette fois, l’objectif est de passer à la vitesse supérieure en leur proposant d’écrire des « publications », ou « récits sur la vie de l’organisme ». Ces contenus pourront être longs, intégrer des photos et même de la vidéo, des liens hypertexte. Un test est en cours en Mayenne. Il a été présenté à la récente réunion du CSE. Une partie de ces contenus feront l’objet de titres d’appel dans les pages locales de la plate-forme ouest-france.fr.

Lire la suite du compte rendu des réunions de la commission rédaction du 17 novembre et du CSE du 18 novembre sur le document ci-dessous.

Un des sujets de ce tract évoque le service DRH. Pour mémoire, lien vers la communication intersyndicale diffusée à l’issue de la réunion du CSE extraordinaire du 28 juin sur le même sujet.

Salaires : une prime pour éviter des non-parutions

Après plusieurs réunions de négociation difficiles en septembre et octobre, et deux non-parutions faisant suite à des arrêts de travail de salariés des imprimeries, la direction a – enfin – consenti à lâcher du lest sur les salaires lors d’une nouvelle réunion, jeudi 28 octobre. Concrètement, ils seront augmentés à compter du 1er novembre 2021, selon les modalités suivantes : +1,5 % pour les salariés touchant jusqu’à 1,6 Smic de salaire brut, et 0,8 % entre 1,6 et 2,5 Smic (le critère étant le salaire mensuel brut de base). À ces hausses pérennes s’ajoutera une « prime exceptionnelle de pouvoir d’achat » (prime « Macron ») de 300 €, qui devrait être versée en novembre également aux CDI et aux CDD ayant travaillé douze mois sur la période janvier 2020-septembre 2021. Cette Pepa est exonérée de cotisations sociales pour les salariés touchant moins de trois fois le Smic.

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