Précarité : la direction devra répondre à l’inspection du travail

Des années que le SNJ la dénonce. Des années que la direction affirme, la main sur le cœur, qu’elle va tout faire pour la résorber. Pourtant les chiffres sont têtus. Et inquiétants. Dans son rapport 2020 sur la politique sociale de l’entreprise, le cabinet Syndex, mandaté par le CSE, pointe un taux de précarité de 20 % pour l’ensemble de l’entreprise : « Un pic jamais atteint en plus de 20 ans. » (la suite dans le document ci-dessous).

Droits d’auteur : Ce qu’on ne veut pas nous dire…

Depuis le versement de la dernière prime de droits d’auteur, en février dernier, nous demandons à la direction de nous communiquer le détail du calcul qui a permis d’en établir le montant. L’accord de 2012 prévoit que la prime est composée d’une part fixe et d’une part variable qui est calculée à partir du chiffre d’affaires, selon une formule précise. Toute la question est de savoir ce que la direction met dans ce chiffre d’affaires. Question qui s’est un peu corsée depuis que le site ouest-france.fr diffuse les produc-tions d’autres journaux du groupe, dont les journalistes sont, eux-aussi, en droit de percevoir des droits d’auteur.

Journalistes des sports déboussolés, déjà épuisés

La rentrée n’est pas loin, mais la lassitude est déjà celle d’une fin de saison. Et le chamboulement du calendrier sportif n’y est pas pour grand-chose. Dans les services des sports départementaux comme au siège, les journalistes s’inquiètent, s’arrachent les cheveux et s’épuisent. Plusieurs raisons à cela. L’outil Eidos n’est pas adapté aux contraintes d’urgence et aux spécificités du service des sports (gestion des classements, grosse consommation de photos d’archive…). Les élus SNJ avaient alerté sur ces problèmes dès le début du déploiement d’Eidos en locale, il y a trois ans. (la suite sur le document ci-joint)

Eidos… patience, patience !

Photo, utilisation en nomade, titraille, champ commentaire…
On le sait bien, le nouvel outil a encore une belle marge de progression. Ceci dit, pour l’équipe Eidos, il y a aussi des améliorations que nous ne connaissons pas tous. D’où les efforts pour proposer des tutos vidéos (pour Swing et bientôt Prime), imaginer des mini formations via Teams et l’idée d’une tournée des sites, prévue avant le Covid pour rencontrer les équipes et finalement reportée dans la tourmente du confinement. « Mais, on veut toujours la faire », assure Fabrice Paillard.

Le télétravail révélateur du mal-être au travail

Ce n’était évidemment pas le but recherché par l’enquête sur le télétravail, réalisée début juin, et à la-quelle 327 salariés ont répondu (dont 60% appartiennent à la rédaction et un quart sont des « mana-gers ») : ces résultats, en soulignant la perception majoritairement positive que les salariés ont du télétra-vail, révèlent aussi, en creux, les difficultés et le mal-être qu’ils éprouvent sur leur site de travail au sein de l’entreprise. La direction entendait se doter d’arguments en vue de la négociation qui doit reprendre le 25 septembre en vue d’un accord sur le sujet.

Télétravail : l’incompréhensible blocage de la direction

Renforcer le recours au télétravail pour alléger l’inconfort ressenti au port généralisé du masque, toute la journée sur le lieu de travail. Ce serait une mesure à adopter d’urgence, ne serait-ce que provisoirement. Refus obstiné de la direction, du moins pour l’instant.
Les élus ont été interpellés par de nombreux salariés du siège et des rédactions extérieures, de-puis la rentrée placée sous le signe du port du masque général et obligatoire. Ils ne comprennent pas pourquoi on leur impose d’être présents sur site, 4 jours sur 5, alors qu’ils travailleraient dans de bien meilleures conditions à domicile. Comme l’a démontré l’expérience récente de télétravail. En outre, soulignent certains, le fait d’être tous présents dans des open spaces accroît les risques de transmission du virus. Sont fréquemment évoqués : les problèmes de gêne respiratoire, de maux de tête, d’inconfort, d’anxiété, de concentration et, bien souvent, de perte d’efficacité. Sans parler des réunions Teams qui se tiennent entre collègues de bureau masqués. Pas idéal pour le « collectif » si cher à la direction.