Catégorie : <span>Commission rédaction</span>

Catégorie : Commission rédaction

Oui au numérique ensemble et vertueux

Mercredi 17 février, la réunion de la commission rédaction du CSE a été évidemment l’occasion de revenir sur l’utilisation des infos provenant de NewsGene sur la plateforme internet. Pratique sur laquelle nous interrogeons la rédaction en chef depuis plusieurs années, que nous dénoncions dans un tract récent et qui a donné lieu à une réponse de la direction. Cette discussion a permis au SNJ de rappeler quelques points forts.

Oui. NewsGene n’a pas l’agrément d’agence de presse et, de ce fait, ses salariés n’ont transmis aucune demande de cartes de presse à la Commission de la carte. On sous-traite donc des informations à une société moins-disante socialement.

Oui. Nos collègues qui travaillent sur le numérique font un travail remarquable et professionnel à plein de niveaux mais, pour les infos NewsGene, ils se retrouvent à valider des articles qui ont pour mission essentielle de faire du clic en masse et d’avoir une couverture nationale de façade. [lire la suite sur le document ci-dessous]

Les partenariats et la réputation de la marque Ouest-France

Trois jours après le début de l’affaire Duhamel, l’internaute qui, voulant lire les articles d’Ouest-France sur le sujet, tapait « Ouest-France Olivier Duhamel » sur Google, se voyait proposer quatre références  estampillées ouest-france.fr : trois articles d’actualité et une biographie du professeur de droit constitutionnel. En cliquant sur cette dernière, on tombait sur un bref texte, mis en ligne par Kifim sur la plateforme ouest-france.fr. Il n’y était fait aucune mention des faits récents dont toute la presse parlait. La biographie n’avait pas été mise à jour. Elle ne l’était toujours pas le 20 janvier.

La rédaction en chef, priée d’expliquer cet oubli problématique, répond qu’elle n’est pas responsable des contenus mis en ligne par ce site « partenaire » qui a pourtant été « homologué » par la direction d’Ouest-France. Elle reconnaît que les contenus ne font l’objet d’aucune relecture ni validation par la rédaction, contrairement à ce que prévoit l’accord multimédia signé en 2007. Elle ignore même si l’éditeur de Kifim dispose de personnel professionnel et qualifié pour assurer la mise à jour de ses contenus.

« Il faut faire confiance à l’intelligence des internautes, ils savent faire la différence », tente de rassurer le rédacteur en chef… Autrement dit, selon lui, les internautes comprennent tout seuls que le contenu Kifim publié sous la bannière Ouest-France n’est pas du contenu Ouest-France. Rien n’est moins sûr.

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Des résultats 2020 pourtant « pas si mauvais que ça »…

Comité social et économique (CSE), commission rédaction, négociation annuelle obligatoire : les dernières réunions paritaires de décembre ont été à l’image de l’année 2020. Dans un contexte plus compliqué que jamais, parfois chaotique, Ouest France ne s’en sort, finalement, pas si mal. Les efforts constants et la capacité d’adaptation des salariés y sont pour beaucoup. La direction le reconnaît volontiers. Toutefois, qu’ils soient ouvriers, employés, cadres ou journalistes, les salariés, qui terminent l’année sur les rotules, seront nombreux à constater que 2020 ne leur aura pas apporté la reconnaissance sonnante et trébuchante qu’ils attendent parfois depuis longtemps. Ouest France investit, rémunère son actionnaire, rachète des concurrents, mais continue de tirer sur la corde salariale, en gelant les rémunérations, réduisant les effectifs et entretenant une précarité jamais connue auparavant. [lire la suite dans le document ci-joint]

Droits d’auteur : un gros problème de transparence

Les journalistes, comme tous les auteurs, conservent un droit moral et patrimonial sur leurs œuvres. C’est la loi. Principale disposition de l’accord « droits d’auteur » signé par la direction et les syndicats de journalistes, en 2012 : au-delà de 24 heures après la parution dans Ouest-France ou sur le site ouest-france.fr, l’exploitation des productions des journalistes (textes, vidéos, photos, dessins…) doit être rémunérée par une prime de droits d’auteurs, qui vient en plus du salaire.

L’accord, basé sur la solidarité, prévoit que tous les journalistes touchent une prime, qu’ils soient reporters ou secrétaires de rédaction, permanents, CDD ou pigistes. La prime, versée en février de chaque année, comporte une part fixe et une part variable. Cette dernière est calculée selon une formule qui s’applique principalement au chiffre d’affaires publicitaire des sites internet d’Ouest-France. 

Problème : depuis 2019, le site principal, ouest-france.fr abrite aussi les sites des autres titres du groupe (Presse Océan, le Courrier de l’Ouest, le Maine Libre). Lesquels ont aussi des journalistes qui perçoivent des droits d’auteurs. Comment, dès lors, est calculé le chiffre d’affaires publicitaire qui sert d’assiette à la prime des journalistes d’Ouest-France ? Depuis février dernier, le SNJ pose la question à la direction. [lire la suite sur le document ci-joint]