Étiquette : <span>Ancienneté professionnelle</span>

Étiquette : Ancienneté professionnelle

Projet de charte informatique : les élus tiquent

Un projet d’évolution de la « charte informatique et des nouvelles technologies d’information et de communication », présenté aux élus lors du CSE, a suscité nombre de questions et de remarques.

Ce document juridique de quatorze pages (!) prescrit les conditions dans lesquelles tous les salariés accèdent aux ressources informatiques et il régit l’utilisation des outils. Présenté par le chargé de la cybersécurité du groupe comme « plus précis », les élus, eux, ont pointé ses manques et imprécisions par exemple, la protection des ressources personnelles sur les smartphones dont l’usage privé est reconnu par l’entreprise, et la question de la protection des sources des journalistes. Si le directeur des services juridique et financier assure que cette charte n’est pas faite pour « fliquer ou sanctionner », on aimerait quand même savoir à quoi s’exposerait un salarié qui ne se plierait pas aux consignes. La charte interdit ainsi l’usage professionnel des téléphones personnels, alors que les CDD ne sont pas tous équipés de smartphones professionnels et qu’il leur est expressément demandé d’utiliser le leur. Ajoutons que les salariés n’ont jamais bénéficié de sensibilisation ou de formation à la cybersécurité.

Le texte est « perfectible », a reconnu la direction en estimant qu’il reste « encore beaucoup de travail à faire ». Le projet de charte sera présenté aux CSE des autres entreprises du groupe et « une autre mouture » sera soumise aux élus « dans quelque temps ». Nous resterons vigilants tout au long de l’avancée de cette démarche qui engagera fortement la responsabilité des salariés. Il faudra également que ce document soit plus pédagogique, à la portée de tous les salariés, auxquels il faudra donner du temps et toutes les clés pour en appréhender les enjeux.

Un seul référent pour tout le groupe

La discussion a dérivé vers le phishing, dont 200 salariés d’Ouest-France ont été victimes récemment. « On a du phishing toutes les semaines, c’est pourquoi on veut monter la protection, a assuré le monsieur cybersécurité de Sipa, qui a eu un peu de mal à dire qu’il « y avait une seule personne de dédiée » pour le groupe, travaillant avec Orange Cyberdefense et « une petite équipe interne à la DSI infrastructure ».

« Il y aura des formations sécurité au niveau du groupe », a assuré la DRH. Mais les élus ont aussi pointé un manque de procédure interne pour tout salarié qui voudrait soumettre un email suspect à un informaticien qu’« il ne faut pas transférer mais envoyer comme un fichier joint » : qui sait le faire ?

Quatre mois après la première cyberattaque dont le groupe Sipa a été victime, les élus s’interrogent sur les moyens mis en place pour contrer la menace cyber.

« Il y a un besoin de réfléchir à la maquette »

Une une avec une seule photo majeure sur cinq colonnes, des sujets longs qui se multiplient… : le journal a sensiblement évolué, ces derniers mois, sans que la rédaction en chef ni la direction aient jamais annoncé le lancement d’une nouvelle formule ou d’une nouvelle maquette. Interrogée par les élus du personnel lors de la commission rédaction du 24 mars sur cette nouvelle ligne éditoriale arrivée sans le dire, la rédaction en chef reconnaît qu’il y a encore nécessité « de rechercher un équilibre ».

On a vu, par exemple, certains jours, plusieurs enquêtes ou reportage s’étendre sur quatre ou cinq pages, des pages générales à la locale, au risque de provoquer la saturation du lecteur et parfois au détriment de l’actualité chaude. Un défaut de coordination qui ne valorise pas ces efforts importants, fruits d’un gros travail de la rédaction. Les « formats longs » publiés sur plusieurs jours ont aussi du mal à trouver une déclinaison satisfaisante sur le web.

« Il y a un besoin de réfléchir à la maquette », admet le rédacteur en chef qui pense qu’« il y aura sans doute besoin d’un groupe de réflexion ». Si ces innovations n’ont pas fait l’objet de recherches ni d’évaluations par le service R & D, la rédaction en chef affirme que les sujets « longs formats » comme Nos vies « suscitent de l’abonnement » sur ouest-france.fr.

Quand ces réflexions seront-elles lancées ? Qui participera à ce « groupe de réflexion » ? Pas de réponse. Mais le doute monte quand on entend le rédacteur en chef expliquer qu’il « croit au journal qui se façonne au gré des débats, au jour le jour, dans les rédactions ».

Ancienneté des journalistes

La direction a rédigé une note expliquant le mode de calcul de la prime d’ancienneté des journalistes. Une note dans laquelle elle indique qu’elle se rapproche de la Commission de la carte pour valider l’ancienneté dans la profession. Mais elle a précisé aussi, aux membres de la commission rédaction – et ce n’est pas dans la note – que la DRH prendra bien en compte l’ancienneté dans la profession pour les salariés qui en apporteront la preuve par une attestation d’employeur ou des bulletins de salaires mentionnant leur emploi de journaliste.

60

C’est, selon la direction le nombre de journalistes qu’Ouest-France compte embaucher en CDI en 2021. À ce jour, seize l’ont déjà été. Il en resterait donc 44 à réaliser. La direction espère que cela sera fait pour des prises de poste au plus tard le 1er septembre. La rédaction en chef annonce réfléchir aux « profils » à retenir. Rappelons que ces embauches en CDI sont prévues pour commencer à résorber la précarité qui sévit à la rédaction depuis trop longtemps et qui a conduit l’inspection du travail à interroger l’entreprise fin 2020.

Chômage partiel : quid des journalistes pigistes oubliés ?

L’été dernier, l’entreprise avait « oublié » de déclarer auprès de la Dirrecte (Direction du travail) des journalistes rémunérés à la pige (JRP) éligibles au dispositif de chômage partiel. Résultat : pas de complément en juillet et impossible de faire une demande rétroactive pour ces journalistes déjà fragilisés par la crise.

Alertée par le SNJ en octobre, la DRH a dit qu’elle allait étudier le dossier. Presque six mois plus tard, la direction a tranché : une compensation sera versée en avril aux 37 JRP concernés. Par ailleurs, la DRH a fait savoir qu’une nouvelle demande de chômage partiel a été déposée auprès de la Direccte pour les pigistes pour la période allant du 1er mars au 30 juin 2021.

Traitement de défaveur pour les CDD

Un accord « qualité de vie au travail » d’octobre 2018 prévoit un accompagnement pour tous les nouveaux embauchés, par exemple, une présentation de l’entreprise et des informations sur les conditions sociales (prise des congés payés, RTT, régime de prévoyance, etc.). Or, si cette information semble être faite pour le CDI par les N+1 ou les ADD, avec éventuellement le concours de la DRH, il apparaît que de nombreux CDD recrutés en sont privés. Les élus ont fait remarquer à la direction des ressources humaines que ce n’était pas normal. Et que cela allait à l’encontre d’un accord paritaire. Ce rappel au règlement sera-t-il suivi d’effet ? À vérifier dans les prochaines semaines notamment par les embauchés en CDD, premiers concernés par cette différence de traitement.

Kelio à la rédaction : il semble urgent d’attendre

Le système Kelio de « gestion des temps », développé par une entreprise du Choletais, a commencé à remplacer Poga pour certains secteurs de l’entreprise, notamment au siège. Les représentants du personnel cadres et ouvriers-employés ont fait remonter à la direction une série de dysfonctionnements dont certains ont été évoqués lors d’une réunion extraordinaire du CSE le 17 mars. En résumé, des problèmes de report de congés, de report d’heures supplémentaires, etc. La direction des ressources humaines annonce que ces bugs seront « traités ». On peut l’espérer.

Pour les personnels de la rédaction (employés, cadres et journalistes), la DRH annonce un déploiement à la rentrée 2022, soit un an après ce qui avait été annoncé. Mais à partir de l’automne prochain, trois départements (85, 49 et 56) et trois services rédactionnels du siège, passeront en test. Si l’on a bien compris, il s’agira d’établir les plannings à la fois sur Poga et sur Kelio pour vérifier que tout se passe bien.

Les élus ont tous redit à la direction que de bonnes conditions de travail passaient – aussi – par un système de décompte du temps de travail clair, transparent et sans bug. Dossier à suivre de près, donc.

Pas plus d’un jour par semaine en présentiel

Le télétravail reste la règle, a rappelé la direction. Il est possible de travailler en présentiel, un jour par semaine maximum, sur la base du volontariat et dans la limite de 50 % de l’effectif. La DRH doit envoyer une nouvelle communication à tous les salariés à ce sujet.

Pigistes et Ouest-France Communication

Depuis un an, le SNJ alerte sur la situation des pigistes travaillant pour le service Suppléments, particulièrement inquiets pour leur avenir. « Les mesures d’aide ont concerné 99 collaborateurs (comprendre « salariés »). Et ont permis à 93 d’entre eux de garder une rémunération constante. En revanche, cinq collaborateurs ont enregistré une baisse de rémunération. L’un a perdu un quart de son salaire », précise la DRH. L’entreprise qui, à défaut de pouvoir maintenir le volume de piges des JRP se doit de maintenir leur salaire, a redirigé quelques-uns de ces JRP réguliers vers la filiale Ouest-France Communication. Problème : comme son nom l’indique, les contenus ne sont pas considérés comme journalistiques. Et les rédacteurs sont alors contraints de facturer, perdant de facto leurs droits sociaux. Le SNJ a demandé que les pigistes concernés puissent être payés en salaire par Ouest-France Communication. « Il faudrait poser la question à la direction de Ouest-France Communication », a répondu la rédaction en chef.

Le SNJ a aussi demandé qu’une note explicative soit adressée aux chefs de service, aux responsables de rubriques et directeurs départementaux pour qu’ils sachent dans quelles conditions ils peuvent solliciter des journalistes pigistes. Et surtout, que ceux-ci le soient en priorité pour tout nouveau projet éditorial.

550 €

C’est, selon la direction des ressources humaines, le montant de l’intéressement moyen qui sera versé aux salariés le mois prochain, sur la base des résultats de l’an dernier. Les représentants du personnel de la CGT ont demandé si le chômage partiel pouvait avoir un impact sur cette somme. La DRH a indiqué qu’elle répondrait ultérieurement.

Projet « Régions » : opérationnel en septembre

Évoqué lors de la dernière commission rédaction, le « projet Régions » a été détaillé par la direction : « À ce jour, neuf pigistes ont été recrutés. Dans le Languedoc-Roussillon, dans le Grand-Est, en Rhône-Alpes, en Aquitaine, à La Réunion… et ce n’est pas fini. » Objectif : construire un réseau solide de journalistes rémunérés à la pige (JRP) en dehors de la zone historique de Ouest-France. Ils seront « surtout sollicités pour des formats longs ».

Un travail « pas si facile que ça » convient la rédaction en chef, puisqu’il s’agit « d’installer un lien de confiance » avec le ou la JRP, notamment pour s’assurer de la plus-value et d’une certaine exclusivité des sujets. Le projet va bénéficier d’un certain budget, que la direction n’était pas en mesure de détailler. Il sera « opérationnel en septembre ». D’ici là, la rédaction cherche à étoffer le réseau : à Lyon, à Toulouse, à Nice, à Reims, à Grenoble, à Perpignan, à Clermont-Ferrand, en Île-de-France (en dehors de Paris), en Guyane, en Guadeloupe et en Martinique.

Le SNJ invite les JRP basés à ces endroits à se faire connaître auprès de Jean-Baptiste Gaudey.

Négociation et réflexion autour du TV Mag

Le contrat avec le groupe Le Figaro pour la livraison du supplément TV Mag arrive à échéance fin 2021. Des discussions vont s’engager avec Le Figaro sur le prix d’achat du supplément, dans un contexte de baisse des recettes publicitaires. Le TV Mag permet au journal de connaître chaque vendredi sa plus forte diffusion de la semaine en kiosque, sachant qu’il en coûte 0,25 € de plus au lecteur ce jour-là. D’ailleurs, combien Le Figaro facture-t-il le numéro du TV Mag aux journaux du groupe Sipa ? Les élus du CSE ne le sauront pas : dans la maison, seules deux personnes connaîtraient ce chiffre, selon le directeur général délégué en charge de la production.

Parallèlement aux négociations avec Le Figaro, et en l’absence d’autre proposition sur le marché, Ouest-France imagine aussi une solution en interne : un groupe de travail, composé d’un membre de la rédaction en chef, de représentants d’Additi et du  marketing « instruit une alternative papier et digitale, alors que l’offre actuelle est uniquement papier », alternative dont le contenu pourrait s’étendre « au-delà du périmètre de la télé ».

Deux médecins si possible

« Deux postes sont ouverts mais dans le contexte actuel de pénurie, nous n’avons eu que quatre candidats », a annoncé la DRH, à propos du recrutement en cours de médecins pour conduire le service de santé au travail (SST).

Premier gros dossier qui les attend : l’obtention de l’agrément de fonctionnement, auprès de la Direccte. Pas gagné tant que la prévention sera au niveau minimum auquel l’entreprise le maintient depuis toujours.

Poplee, « l’outil » pour le suivi des entretiens

Les salariés participent à moult entretiens avec leur N+1 : individuels tous les ans ; professionnels tous les deux ans ; sans omettre le « bilan à six ans ». Jusqu’à présent, ces entretiens donnaient lieu à des comptes rendus sur des formulaires Word. Problème : la DRH avait bien du mal à utiliser ces documents. Pour remédier à cela, elle a donc décidé de commencer à utiliser, en ce printemps, la « solution » Poplee qui permettrait de mieux traiter les remontées des salariés tout en conservant les champs que l’on trouve dans les documents Word servant de trame aux entretiens. On verra à l’usage. A priori, pour la rédaction, pas avant l’automne prochain. À noter que l’éditeur de Poplee est aussi celui de Cleemy, l’outil de traitement des notes de frais adopté par Ouest-France il y a quelques années.

L’avenir du secteur industriel

Les délégués du secteur industriel et la CGT ont rappelé à la direction que les salariés travaillant dans ce secteur s’inquiétaient de leur avenir, dans le cadre d’un « plan filière » négocié nationalement entre les patrons de presse et la Filpac-CGT, sous l’égide de l’État. « Plan filière » qui mettrait en musique des « réductions des capacités d’impression ». Mais ces discussions semblent patiner, avec en toile de fond la renégociation de conventions collectives pour les ouvriers, employés et cadres de la presse.

La direction d’Ouest-France s’est engagée, lors du CSE du 25 mars, à faire en sorte que le dossier s’ouvre dans l’entreprise s’il n’avance pas au niveau national. Et ce dans un avenir proche.

Le retour de la fiche de paye

Une nouvelle fois, les élus du CSE ont fait remonter des questions sur la fiche de paye dématérialisée et sur le « coffre-fort numérique », en vigueur depuis novembre 2020. Rappel de la direction des ressources humaines : les personnes n’ayant pas répondu au questionnaire « papier ou numérique » de l’automne dernier sont désormais obligées d’ouvrir leur « coffre-fort numérique » pour faire les démarches leur permettant de revenir au bulletin de paye papier. Cela vaut pour les CDI et les CDD.

Cotisations retraites complémentaires

Le mois dernier, des élus avaient fait remonter un grave problème de taux de cotisation de retraite complémentaire. La direction avait reconnu un sacré bug. Lors du CSE du 25 mars, elle a indiqué avoir confié le dossier, très technique, à un expert extérieur. Elle dit aussi vouloir s’expliquer avec Audiens, l’organisme collecteur de ces cotisations. Bref, pas de progrès dans la résolution de ce problème. On espère que le mois prochain, la direction des ressources humaines sera à même de fournir des réponses aux élus du CSE.

Contactez-nous :

snj@ouest-france.fr

contact@snj-of.fr

La version PDF à télécharger :